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Des essais au 40D

Saturne était mon objectif principal lors de cette session, mais il s’est avéré qu’elle était bien trop basse sur l’horizon pour espérer sortir quelque chose de correct, je me suis donc rabattu sur quelques essais avec mon reflex 40D.

Essai n°1

Le premier essai s’est porté sur la Voie lactée. J’ai donc orienté l’objectif en direction du sud, là ou notre galaxie nous apparait avec un maximum d’éclat et j’ai procédé à l’acquisition de 20 poses de 25s chacune.

  • ouverture: 2.8
  • focale: 18mm
  • iso: 1600
  • pose: 20
  • exposition: 25s
  • dark: 10

Les défauts de coma de l’objectif ouvert au maximum sont clairement visibles sur les bords de l’image, cela se traduit par des étoiles étirées qui ressemblent à des pâtés.

Essai n°2

J’ai ensuite tenté de faire un filé d’étoiles. J’ai donc enchainé une grande quantité de pose les unes derrière les autres pendant plus d’une heure en pointant l’appareil vers le nord. Ces poses sont ensuite assemblées pour mettre en évidence la rotation apparente des étoiles dans le ciel.

  • ouverture: 2.8
  • focale: 18mm
  • iso: 800
  • pose: 173
  • exposition: 25s

Cette photo met en évidence les différentes couleurs des étoiles. La couleur va du rouge pour les plus froides au bleu pour les plus chaudes.

Mes débuts photographiques en 1997

Ces dernières semaines le manque de temps ainsi que les mauvaises conditions météo ne m’ont pas permis de faire de nouvelles observations ou photos. J’ai donc décidé de faire les fonds de tiroir et de scanner mes toutes premières photos astro datant de 1997.

A l’époque je faisais mes acquisitions avec un vieil appareil photo ouvert à 2.8 monté en parallèle sur le Célestron 8 ou directement au foyer du C8 avec un boitier spécial. Au niveau des pellicules, la mode était au fameux TP2415 de Kodak (film N/B hypersensible) spécialement adapté pour les poses courtes et donc au planétaire. J’utilisais également du Ilford 400 N/B ou de simple pellicules Kodak couleur. Je développais moi même les films noir et blanc en suivant une recette précise avec l’aide de produits révélateur comme l’Ifosol ou le HC110 et je n’avais plus qu’a porter mes négatifs pour tirage au photographe du village.

J’étais trés enthousiaste malgré des résultats plutôt modeste, même pour l’époque. A coté des photos amateurs d’aujourd’hui obtenues grâce aux caméras numérique il n’y a pas « photos », mais la nostalgie des débuts est toujours présente.

Vous pourrez trouver une tentative grand champ sur la région sud de la Voie Lactée, plusieurs photos de la Lune (entière ou gros plans sur certains cratères), Jupiter et Saturne en noir et blanc ou couleur.

Voici un extrait, la suite se trouve dans la galerie photo dédiée Argentique.